Dimanche 25 octobre 2009


Très bel article trouvé sur le blog auboutduchemin (lien en bas) :

"La langue française a toujours eu ce grand défaut d’une non-musicalité intrinsèque prenante, même énervante. Ne pouvoir apprécier les plus beaux textes chantés à leur propre valeur, quelle grande tragédie. En discorde et en âpreté, elle prend pourtant toute sa grandeur à n’être rythmée que par sa propre allure, sa propre mesure qu’elle nourrit à partir de tout mot.

Le français est une langue poétique. Elle recèle un pouvoir d’enchantement par l’écoulement de sa diction, à la fois cohésive et langoureuse, mais également une intransigeance marquée par une nécessité de diction cadencée. Le français est ainsi une langue de poète, de conteur, d’esthète. A contrario de son homologue plus populiste, pourtant natif des langues germaniques, le français laisse à l’anglais sa fluidité, sa malléabilité. Sa mise en bouche fluctuante également.

On ne chante pas en français. On susurre. On suggère. On interpelle. On tranche d’avec la mélodie. On lui impose son propre rythme, son propre tempo. Le français est un rebelle esthète. Il ne convient en rien, mais se pose en porte-à-faux, seul, à deux doigts de l’éclat, en véritable anarchiste. Comme Brel et Gainsbourg avant, Marchet et Tellier hier, Arnaud Fleurent-Didier aujourd’hui. Le français ne se chante pas. Il se vit. "

 

“France Culture” disponible sur l’album La Reproduction
Sorti le 1er octobre 2009 sur La Musique du Film.
[site officiel] – [myspace] – [acheter l'album]

du blog auboutduchemin.net : link

Par hollincat - Publié dans : pensée du jour
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 24 octobre 2009
La musique commença et me remmémora toute la soirée que nous avions vécu ensemble ; des sanglots me montèrent dans la gorge, cette fois-ci, tu n'étais pas là...
Ils souriaient tous, heureux d'être ici, heureux d'être ensemble, vivants et amoureux.
Je te cherche du regard mais rien n'est pareil, les murs, le plafond, les gens...
Je croise un regard connu, je salue, je le remercie avec les yeux, comme si du fonds de ma détresse, il m'avait lancé une bouée : "tu te souviens, j'étais là aussi, c'était unique, c'était trop beau, c'était trop bon..."

Les larmes coulent sur mon visage, j'aimerais hurler, partir, être loin, être dans tes bras.

Je croise les yeux de JB.
Il m'ouvre ses bras :
"Viens, je vais t'apprendre, une deux, une deux, pas chassés, on se regarde, on tourne, c'est bien, un jour, on dansera le tango argentin ensemble! "

Le violon vert pleure et nous entraîne.
Je respire à fonds, comme toi.
Je ressens au maximum, comme toi.
Je t'aime.
Par hollincat - Publié dans : nostalgie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 22 octobre 2009
comment accepter qu'on ne se reverra plus
comment croire qu'on ne se touchera plus

pourtant je le sais, je le sens
nous ne sommes plus des enfants

c'était si intense, si intense
jusqu'à des jours et des jours
à sentir dans mon ventre la danse
de l'émotion d'amour

il nous restera le souvenir
du chaud, de la douceur
il nous restera l'avenir
à vivre à corps et à coeurs
Par hollincat - Publié dans : nostalgie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 21 octobre 2009

 

Tes bras qui m’enlacent, tes mains sur mon corps, nos cheveux qui volent, la Polka qui nous entraîne dans son tourbillon, jusqu’au vertige, le repère de ta chemise scottish rouge, ton parfum quand je me serre contre toi, un mélange de lavande et de sauge.

 

 

Ton sourire qui m'a d'abord accrochée, un sourire tout en retenue, en pudeur et pourtant si plein de chaleur.

Tes cheveux si longs, si bruns et si soyeux, ton faux air de John Lennon avec tes petites lunettes, ça y est je t’ai refait sourire en t’en parlant…

Ma main dans tes cheveux, ma main sur ta nuque frêle, tes 30 ans qui en paraissent 20, ta main ouverte, offerte à mes doigts qui caressent.

Ton parfum quand nous valsons, un mélange de lavande et de sauge.

 

 

Tes explications sur la musique, le courant punk, les groupes que tu aimes, que j’aime, ta musique, les instruments du folk, les instruments originaux, la planche à laver avec les dés à coudre, ton chocolat chaud, ta fatigue, ta veste en velours, et ton parfum quand mon nez est dans ton cou, un mélange de lavande et de sauge.

 

 

Ton écoute quand je parle, le balancement doux de ta tête et l’expression de tes yeux qui me disent : vas-y, parle, je suis là et je ne te juge pas, tout ce que tu dis m’intéresse, ton respect du partage de la parole : « Tu as terminé ? J’y vais…j’aimerais qu’on ait une liaison »

Le jeu de la danse quand tu vas chercher à boire, que faire, on me réinvite, j’y vais, je te cherche du regard, déjà accro à toi et à ton ventre contre le mien quand nous dansons, à ta hanche contre la mienne, à ton parfum, un mélange de lavande et de sauge.

 

 

Ta bouche si pleine, si rieuse : « tu vois, c’est facile le folk, c’est bien, tu y arrives super bien, lâche toi, laisse toi aller, c’est moi qui dirige. »

Tes lèvres si douces sur les miennes, si longtemps, si tendrement, si simplement.

Tes lèvres dans mon cou, si sensuellement.

Ta langue autour de la mienne si passionnément.
Ta langue sur mes seins, si voluptueusement.


Ta peau sur la mienne, et ton parfum, un mélange de lavande et de sauge.

 

 

 

Je me suis sentie si bien avec toi, à parler pendant des heures, à être contre toi et à sentir ce mélange un peu piquant, un peu poivré, ce mélange de lavande et de sauge qui te va si bien.

 

Par hollincat - Publié dans : Nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 octobre 2009
à quoi bon vivre
quand on n'a rien fait de sa vie
quand le seul bénéfice de notre travail est l'épuisement physique
quand on n'a rien fait de ses 10 doigts
quand on n'a même pas rencontré ses enfants
ils sont simplement passé à travers nous
sans qu'on prenne la peine de les connaître vraiment
pourtant qu'est ce qu'ils l'ont demandé souvent
de multiples manières

j'ai l'impression que mes deux parents auraient pu écrire ceci

la perte de sens

ce que je fais ne correspond plus à ce que je suis
à mon moi profond
il n'y a pas coïncidence entre mes valeurs profondes
et ce que je fais tous les jours
la coupe déborde

mais je m'ennuie vite

comment être sûre de ce que je veux vraiment...


besoin cataclysmique d'être aimée...
Par hollincat - Publié dans : pensée du jour
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Images Aléatoires

  • diapo_juifs.jpg
  • H-deryk-reuters-2.jpg
  • notre-monde-445171-copie-1.jpg
  • chat-leopard-reuters.jpg
  • orange-tulips-7a.jpg
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés