Il pourrait amener je ne sais pas, quelquechose d'utile, du lubrifiant, des dessous sexy en cadeau, des préservatifs à picots, des huiles de massages ou d'autres découvertes à faire à deux...
non, il ouvre son sac et en sort...des chaussons.
Par quelle égoïste et individuelle pulsion?
Malgré les déménagements successifs, malgré la successsion des amants, ce trait, pour ne pas dire cette habitude est restée.
Rien à voir avec sa jeunesse débordante, sa sexualité sauvage et débridée!
Aux antipodes de sa liberté, de son refus des contraintes!
A-t-on si froid aux pieds en sa compagnie?
A-t-elle une image si glaciale?
Qu'il ait besoin de ce douillet réconfort pédal?
Ou alors est-elle trop confortable comme fille?
Jamais de conflit, toujours souriante, toujours partante, jamais de migraines, très lisse finalement, ils sont bien chez elle, en elle, comme dans des chaussons!
Ou alors ils devinent, bien qu'elle s'en défende comme de la grippe A, son romantisme, son envie de faire sa vie, sincèrement, avec chacun d'eux, pour de vrai.
son immense besoin de sécurité, bien qu'elle s'en défende comme de la grippe aviaire, de reconnaissance, d'un homme à côté d'elle tous les jours...
Le sentiment passerait de manière subliminale chez son interlocuteur oral, vaginal ou anal, ça dépend des moments...
et resurgirait à la Freud au moyen détourné de ces appendices hivernaux certes chauds mais si laids.

photo laurent millet